David au royaume de Floss

David avait avalé les kilomètres à toute vitesse, tentant désespérément de semer une étrange créature. Alors qu’il faisait son footing dans les bois de Croissy Beaubourg, il avait été attaqué par une ombre difforme et insaisissable qui l’avait poussé avec une rare violence contre un gros chêne. Il s’était relevé sans attendre et depuis il s’enfonçait toujours plus profondément dans la forêt. Désorienté, il était complètement perdu et l’étroit sentier sur lequel il courrait, avait disparu laissant place à de petits bosquets d’épineux, des fougères et un sol recouvert de feuilles mortes. Le soleil commençait à se coucher et la nuit s’imposait petit à petit. David s’arrêta un instant pour reprendre son souffle. Il avait beau être un athlète, courir dans une forêt avec la peur au ventre n’avait rien à voir avec une promenade de santé. Devant lui se dessinait un petit lac sur lequel dansaient des nénuphars blancs, regardant autour de lui, il s’en approcha comme s’il était irrésistiblement attiré par l’eau. Alors qu’il regardait son reflet onduler dans ce miroir naturel, il sentit une présence juste derrière lui. Sans avoir le temps de se retourner, une force terrifiante le poussa dans le lac. Submergé par les eaux glacées David avait perdu ses repères. Il se força à se ressaisir et à battre des pieds pour remonter à la surface. Au moment où il émergea il prit une longue inspiration et rejoint la berge à toute vitesse. Les sens en alerte il s’apprêtait à se faire de nouveau attaquer mais rien ne se passa. Il remarqua cependant une chose des plus étranges: il ne reconnaissait aucun des arbres qui se trouvaient dans la forêt. Il ne s’agissait ni de chêne ni de bouleau, les feuilles étaient couleur vert tendre, aussi larges que sa main et le pourtour était dentelé. Un lierre avec des fleurs mauve courait le long des troncs dont l’écorce était lisse et noire. Un parterre de fleurs blanches recouvrait le sol et remplaçait les habituelles feuilles mortes ou les fougères.
David ramassa un large bâton et se mit à marcher, guettant chaque bruit. Le soleil était haut dans le ciel. Que s’était-il passé? Des bruits de chevaux lancés au galop lui parvinrent et il n’eut pas le temps de se cacher que déjà un groupe de cavaliers tout en armure lui faisait face. Les huit hommes l’encerclèrent aussitôt ne lui laissant aucune solution de repli. David cherchait désespérément une caméra cachée quelque part mais il commençait à se rendre compte que cette histoire n’était peut être pas une farce.
– Qui êtes-vous? demanda une femme que David n’avait pas remarqué jusque là.
– David. Mon nom est David, balbutia-t-il.
– Pourquoi êtes-vous trempé? dit la femme l’air contrarié.
– Je suis tombé dans le lac et en remontant à la surface j’étais ici, avoua-t-il. Enfin ce n’était pas vraiment ce lac dans cette forêt-ci… Où sommes-nous?
La femme posa ses poings sur ses hanches et s’apprêtait à la réprimander pour ses mensonges quand elle remarqua sa tenue vestimentaire. Elle haussa les sourcils, surprise de cet accoutrement et se radoucit.
– Nous sommes à Keaplopis, répondit la femme. D’où viens-tu?
– Croissy Beaubourg, répondit David qui n’avait jamais entendu parler de Keaplopis.
La femme était pensive. David prit le temps de la regarder plus attentivement. Elle avait visiblement une quarantaine d’années mais ses yeux perçants témoignaient d’une âme bien plus vieille. Ses cheveux argentés et bouclés volaient au gré de la petite brise qui se levait. Ses traits fins et son air décidé la désignait comme meneuse du groupe, elle semblait avoir l’habitude de prendre des décisions importantes et David était certain qu’elle les assumait toutes.
– Emmenez-le au château et donnez-lui des appartements destinés aux invités tout en postant des gardes devant sa porte.
– Bien ma Reine, répondit un des chevaliers.
La femme disparut au galop pendant que le chevalier en question aidait David à se hisser sur un cheval. Ce dernier n’aimait pas spécialement les animaux et il n’avait jamais monté de sa vie ou peut être une fois sur le dos d’un âne pour une visite touristique quelconque. Puis toute la troupe se mit en route vers ce qui semblait être une ville fortifiée construite sur une colline au milieu d’une immense plaine verdoyante.
– Vous avez de la chance que notre Reine ne vous ai pas puni pour avoir nagé dans le lac sacré de la déesse Faliate, murmura le Chevalier.
– A vrai dire je ne crois pas que ce lac soit celui dans lequel je sois tombé bien que c’est à cet endroit que je me suis retrouvé, tenta d’expliquer David qui lui même était un peu perdu.
Le chevalier haussa les épaules. S’il ne le croyait pas un traitre mot de cette histoire, il ne dit rien d’autre pendant de longues minutes.
– Je m’appelle Golane, je suis rentré au service de la reine il y a peu. Je fais partie des plus jeunes recrues et si elle vous pensait dangereux, elle ne m’aurait pas demandé de prendre soin de vous.
– Et bien je peux vous assurer que sur ce point elle a entièrement raison. Vous pensez que quelqu’un pourrait m’aider à repartir chez moi? demanda David plein d’espoir qui voulait mettre fin à sa mésaventure.
– Mazoldars le grand magicien de la cour des aulnes vous aidera sûrement.
– Les aulnes?
– Oui nous sommes dans le Royaume de Floss et les aulnes sont le peuple qui y habite, expliqua calmement Golane. Les aulnes ont des pouvoirs magiques et usent de leurs talents pour s’occuper de la nature mais aussi pour bâtir ou guérir. Nous échangeons beaucoup avec les autres peuples afin de leur faire profiter de notre savoir. Mais récemment nous subissons des attaques de la part d’un homme dont l’âme est aussi noire que le chaos où Veïnar a été fait prisonnier par son père Kuliap.
David restait interdit. Il ne comprenait pas un mot de ce que Golane lui racontait. Il ignorait qui étaient ces dieux et trouvait l’idée d’avoir des pouvoirs magiques déroutante. A présent la ville se dessinait en détail et l’architecture de cette dernière offrait un spectacle éblouissant. Les maisons étaient construites en marbre blanc veiné de rouge, les pavés étaient en onyx brillant et de nombreuses tentures multicolores habillaient les murs de petits tours disséminées ça et là. La cité était bordée d’épaisses murailles, elles-aussi en marbre blanc. En hauteur se tenait un magnifique palais mais le lieu ne semblait pas fortifié.
– Le royaume est en paix depuis de très nombreuses années si bien que les ancêtres de la reine Ilia ont modifié leur capitale pour qu’elle soit plus agréable à vivre que pratique en temps de guerre. Les aulnes commencent à regretter les choix de leurs aïeuls.
– A cause des attaques dont vous avez parlé? s’enquit David.
Golane hocha la tête en guise de réponse. Visiblement le conflit armé avait l’air de peser sur le moral de ces habitants que David commençait à apprécier pour leur courtoisie et leurs bonnes manières. Il trouvait en Golane un interlocuteur plaisant et aimable.
-Qu’est-ce qui a déclenché ces attaques? demanda David.
-Le Nécromancien. Il a capturé, torturé et enfermé des magiciennes aulnes dans des pierres magiques afin qu’elles servent ses intérêts ou ceux de ses serviteurs. Elles sont devenues ses esclaves en passant un pacte avec le Nécromancien. Bien sûr elles ont agi à cause des tourments qu’elles enduraient et à présent elles protègent ce tortionnaire grâce à leur magie.
-Et je suppose que la reine s’est élevée contre ces mauvais traitements?
-Sa sœur fait partie des victimes, elle est prisonnière du Nécromancien. Notre roi est mort en combattant ce sorcier et à présent la reine se bat avec toujours plus d’acharnement.
-Le roi et la reine ont des enfants?
-Une fille, Ingrid mais elle est encore très jeune pour régner sur le Royaume. Enfin, nous avons le même âge mais son expérience ne lui permet pas encore d’accéder au trône.
Les cavaliers pénétrèrent dans l’enceinte de Keaplopis au trot et filèrent directement jusqu’au palais. Les chevaux semblaient habituer à gravir la pente douce qui cheminait jusqu’aux hauteurs de la ville sur lesquelles était plantée la demeure de la reine.
Les gens s’écartaient d’un pas léger et rapide au passage des cavaliers qui adressaient de nombreux saluts. Tous semblaient se connaître et s’apprécier sans qu’il y ait une once d’animosité, ils paraissaient être sur le même pied d’égalité. Le palais se dessinait plus en détail, il s’agissait d’une grande bâtisse de trois étages, soutenue par de larges colonnes de marbre sculptées où s’entremêlaient statues et plantes grimpantes. Les fenêtres étaient larges et grandes ouvertes pour permettre à l’air de s’engouffrer dans les dizaines de pièces du palais. Le toit était plat mais David distinguait des silhouettes tout en haut, un arrosoir à la main.
– La reine a créé un grand jardin sur le toit où tout le monde va et vient du moment qu’il respecte les plantes. Je vous y accompagnerai, précisa Golane. Ha, voilà Mazoldars.
Un homme grand et large d’épaule s’avançait déjà vers eux, l’air songeur. Ses cheveux et sa barbe étaient gris, ses yeux bleus et perçants semblaient déchiffrer toutes les expressions de David qui restait interdit. Il espérait seulement que cet homme lui apporterait la solution quant à son retour, il voulait retrouver son chez-lui même si là-bas personne ne l’attendait. Il était un célibataire endurci et avait perdu ses parents. Informaticien et introverti, il n’avait pas beaucoup d’ami et aucun d’entre eux ne s’inquiéterait de son silence prolongé.
– Vous n’êtes pas dangereux, vous n’avez pas les épaules pour combattre à l’épée et je ne sens aucune magie en vous mais je suis sûr que vous courrez vite à voir vos jambes! s’exclama Mazoldars comme s’il était soulagé. Quelle mésaventure vous amène ici mon pauvre ami?
– Une ombre m’a poussé dans un lac, alors que j’étais en train de faire un footing et lorsque je suis remonté à la surface j’ai atterri dans un autre lac, ici… et par ici, je ne sais pas vraiment où ça se trouve.
– Une ombre dites-vous? demanda Mazoldars plus pour lui même que pour quérir de nouvelles informations. Intéressant. Vous a-t-elle fait mal?
– Plus de peur que de mal à vrai dire, balbutia David.
Mazoldars hocha la tête en se grattant le menton et fit signe à Golane d’emmener le nouveau venu. Il promit de réfléchir sérieusement au meilleur moyen de renvoyer David chez lui.
Un grand bruit sourd survint au moment où Golane et David passaient les portes du palais. En se retournant ils virent alors une sorte de gigantesque trou noir s’ouvrir en plein milieu de la cour.
– Le nécromancien nous attaque! s’exclama Golane. Restez caché et ne vous attirez pas de problème.
David se hâta de prendre place derrière une large statue qui représentait certainement un dieu ou un roi, assis sur son trône. De là il voyait toute la cour sans être vu. Une trentaine de soldats sortirent du trou noir, de larges épées et des boucliers à la main. Leur armure de fer recouvrait leur corps massif et un casque protégeait leur visage. Ils mesuraient presque deux mètres de haut et leur marche saccadée faisait penser à des robots programmés. Mais ça m’étonnerait qu’ils aient ce genre de technologie ici, pensa David autant stupéfait que paniqué. Les combats faisaient rage entre les aulnes qui accouraient de tous côtés et les guerriers, de petits éclairs aveuglants étaient lancés de tout côté. David comprit alors que les aulnes usaient de leur magie. Finalement le Nécromancien apparut. Il était facilement repérable avec son air suffisant et le bouclier d’énergie qui arrêtait tous les sorts et les coups qu’on lui assénait. Bel homme, il marchait en roulant des mécaniques comme s’il était en terrain conquis, une pierre noire et brillante posée dans la paume de sa main gauche. La reine Ilia apparut, elle portait la même armure que plus tôt mais son air penseur avait laissé place à une rage flagrante. Son arc à la main, elle décochait deux flèches en même temps, toujours en touchant sa cible. Rien ne pouvait l’arrêter et une force presque divine l’animait. David était subjugué face à cette apparition. Le Nécromancien et la reine Ilia s’opposaient en tout point, il suffisait de les voir côte à côte pour comprendre qu’un seul survivrait à ce combat. La reine lança de côté son arc et prit son épée longue entre ses mains, elle n’attaquait pourtant pas le nécromancien comme si elle évitait son contact. C’est alors que David comprit la nature et l’utilité des pierres que le sorcier avait façonnées. Celle qu’il portait dans la paume de sa main volait les pouvoirs de tous ses assaillants. Après avoir porté un coup, il tombait par terre pour se relever quelques instants plus tard s’ils n’avaient pas été achevés entre temps par un des hommes du Nécromancien.
Aucun aulne ne pourrait vaincre le Nécromancien tant qu’il porterait cette pierre au creux de sa main. David sentait bien le désarroi dans lequel était plongée la reine, elle mourrait si elle tentait quelque chose mais elle ne pouvait pas se résoudre à abandonner le combat. Une fumée noire s’éleva de la pierre et une jeune femme apparut vêtue de haillon et à moitié défigurée. Elle semblait avoir subi plusieurs tortures si bien qu’il aurait été difficile pour quiconque de deviner à qui appartenait ce visage. Ses cheveux argentés volaient au gré du vent et elle fixait avec intensité la reine Ilia qui lui tournait le dos. David eut soudain l’étrange impression qu’il s’agissait en réalité de la sœur de la reine et que le Nécromancien voulait à tout prix faire payer à Ilia son affront. Il était un homme de pouvoir et entendait montrer à tous qu’il ne laisserait pas une aulne se dresser sur son passage.
Sans réfléchir à ce qu’il faisait et pourquoi il le faisait, David s’élança vers la jeune femme prisonnière en laissant de côté le Nécromancien. Il voulait surtout aider la sœur de sa reine et la libérer. Il ignorait comment mais pour une fois il ne resterait pas spectateur même s’il risquait sa vie. En arrivant près de la jeune femme, protégée par le bouclier magique, il reçut une petite décharge mais réussit à passer au travers. Le Nécromancien fit un pas de côté, à la fois surpris et décontenancé par l’arrivée imprévue d’un homme des plus communs qui venait de percer ses défenses magiques. David prit la main de la jeune femme et la tira à sa suite, elle n’opposa aucune résistance. Il fourra la pierre dans sa poche et esquiva le coup de poing du nécromancien dont le visage affiché un rictus de haine. Ils se battaient à main nue et David, qui avait suivi quelques cours de boxe au lycée, reprenait vite ses marques. Il asséna un crochet du gauche au sorcier qui s’étala sur le sol avant de se remettre sur pied. Le nécromancien se jeta contre le jeune homme en criant de rage.
-Attrape ! cria Herod en lançant à David un poignard argenté.
Il s’en saisit à la volée et lorsque le nécromancien plongea sur lui, il poignarda le sorcier sans même réfléchir. Le nécromancien regardait David de ses yeux noirs en s’accrochant à ses vêtements. Un filet de sang se mit à couler au coin de sa bouche et il murmura des mots d’une langue parfaitement inconnue. Aussitôt la reine Ilia cria et disparut à la vue de tous alors que le nécromancien s’affalait par terre, sans connaissance. Un éclair frappa David mais avant qu’il ait réussi à s’échapper, il sentit comme un choc électrique le parcourir des pieds à la tête et il s’effondra inconscient sur le sol.

– Il revient à lui, fit une voix toute proche de son oreille.
Lorsque David ouvrit les yeux il se rendit compte qu’il était allongé sur un lit d’hôpital torse nu avec des patches blancs sur la poitrine et un tube dans la bouche. Il respirait de façon artificielle et cette sensation était douloureuse.
– Vous avez chuté pendant votre footing et le Samu vous a transporté ici. Vous avez fait plusieurs arrêts cardiaques mais étrangement vous semblez complètement être revenu à vous. Nous allons vous enlever l’assistance respiratoire, lui expliqua une femme en blanc.
Une fois le tube ôté de sa gorge, une multitude d’examens faits et quelques jours d’observation, David sortait de l’hôpital, ses vêtements de jogging sur le dos enfin secs. Les infirmières avaient pris soin de mettre ses vêtements de côté lorsqu’il était arrivé aux urgences, ils sentaient mauvais et étaient rêches mais n’avait pas d’autre choix que de les remettre sur lui. Une moue de dégoût affichée, il enfila son t-shirt et son jogging et instinctivement il fourra ses mains dans ses poches. Ses doigts se refermèrent sur un bout de roche rugueux. Il le sortit et le regarda de plus près. Elle ressemblait à s’y méprendre à la pierre que le Nécromancien possédait dans son rêve.
– Il y a un problème? demanda l’infirmière. Votre taxi est arrivé.
– Non c’est bon, pas de problème, répondit David en fourrant la pierre dans sa poche.
Il dévala les marches et monta dans son taxi en répondant machinalement aux questions du conducteur. Il sortit la pierre de sa poche et l’inspecta sous toutes les coutures. Il eut l’impression que quelqu’un passait son bras autour de ses épaules mais ce devait être son esprit. Il était impossible qu’il soit réellement allé dans le Royaume de Floss, ce dernier n’existait que dans son esprit.
Une fois arrivé devant chez lui, le taxi lui tendit la facture et lui signifia qu’il pouvait lui renvoyer le paiement, voyant le teint cireux de son passager. David rentra chez lui, heureusement les infirmières avait retrouvé la clef attachée autour de son cou et l’avait mise en lieu sûr. Son premier réflexe fut d’aller prendre une douche malgré la fatigue et la lassitude qu’il ressentait. Il mit ses affaires au sale et posa la pierre sur une étagère près de sa brosse à dent. Une fois sa douche prise et un vieux t-shirt enfilé, il repartit dans la salle de bain pour récupérer le minéral. Mais il ne s’y trouvait plus. Un bruit dans le salon lui parvint comme si quelqu’un s’était pris les pieds dans sa table basse. Il s’y précipita. Se tenait devant lui une magnifique jeune femme aux cheveux argentés, elle semblait en pleine forme et souriante elle se précipita dans ses bras.
– Vous m’avez délivré ! s’exclama-t-elle. Je ne souffre même plus, ce monde est incroyable.
David lui fit signe de ne pas bouger. Il ne réalisait pas bien ce qui se passait et la tête lui tournait. Etait-ce un mirage ou une hallucination? Il prit son téléphone et fit une photo qu’il envoya à un ami à lui en écrivant : elle est belle non? Soit la fille n’existait pas et il dirait qu’il avait une nouvelle table basse soit elle était bien là… ce qui signifiait trop de choses pour le moment. Son téléphone vibra de nouveau : Canon la nana ! Enfin une copine ou un malentendu? Et là David se rendit compte qu’il était totalement perdu et qu’il avait ramené de son étrange voyage une magnifique jeune femme face qui n’avait d’yeux que pour lui.